The FIP Journal #15: s'appuyer sur l'IA, rester flexible

Marc & Patrik
6 min read

Patrik

Mots de sagesse de la semaine

Commence à écrire, peu importe quoi. L’eau ne coule pas tant que le robinet n’est pas ouvert. — Louis L’Amour

L’ordinateur est incroyablement rapide, précis et stupide. L’homme est incroyablement lent, imprécis et brillant. Le mariage des deux est une force qui dépasse tout calcul. — Albert Einstein (souvent attribué)

Journal

C’est le 15e numéro de ce journal. Je suis plutôt content, et les retours que j’ai eus étaient globalement positifs. Au début, c’était un saut dans l’inconnu. Certes, au travail j’écrivais régulièrement des documents techniques comme des design docs. Mais tenir un blog, c’est autre chose. L’heure du bilan.

On a eu une de nos réunions en personne le 1er avril (sans blague!). Un des sujets, c’était la création d’une documentation pour le site. Sauf que c’est dur de partir de zéro. Et un peu plus facile de commencer par écrire un blog, puis d’en extraire des infos vers une base de connaissances séparée. Marc avait aussi cette idée d’écrire un journal de fondateurs pour raconter notre expérience de bootstrapping. J’ai bien aimé l’idée, même si je suis novice dans ce domaine, je n’ai jamais eu de vrai blog avant, et je suis bien conscient que ça peut vite ressembler à un blog à l’abandon s’il n’y a pas de contenu régulier. J’avais aussi peur de manquer d’idées après le troisième article.

On a discuté du comment, en restant simple: utiliser 30 minutes pendant notre réunion hebdomadaire pour écrire ce qui nous trotte dans la tête à propos du business. Et en plus, parler de “comment j’ai utilisé l’IA” pendant la semaine passée, pour avoir un point commun. Aucune préparation sinon. En général, pendant la réunion, une fois qu’on a fini l’administratif, vient le moment du “on écrit le journal maintenant?” et “on se retrouve dans 30 minutes”. Puis on se lance, tout simplement. Pas de réflexion, juste de l’écriture spontanée. Une fois fini, on partage nos articles et on les lit.

Et c’est là que le truc intéressant se produit: on parle souvent des mêmes sujets. On dirait presque qu’on s’est préparés et mis d’accord sur le thème, mais en fait il n’y a aucune préparation ni aucun accord avant qu’on commence à écrire.

Comment j’ai utilisé l’IA cette semaine?

Ces derniers mois, j’ai remarqué un bond significatif dans la qualité des résultats de Cursor. L’année dernière, il y avait sans doute 20% des demandes qui finissaient par créer des problèmes. Maintenant, Cursor semble vraiment comprendre ce que je demande, et semble aussi bien mieux comprendre la base de code. En plus, la vitesse semble avoir pas mal augmenté.

Ces dernières semaines, je travaillais surtout depuis le laptop. Ça veut dire un écran bien plus petit et pas mal d’allers-retours pénibles quand j’écris des fonctionnalités éparpillées dans une dizaine de fichiers. Du coup, j’ai commencé à m’appuyer de plus en plus sur l’IA pour m’aider là-dessus. J’ai commencé à demander à l’IA de m’expliquer mon propre code (oui, je sais, ça a l’air bizarre) et de m’aider quand je ne voyais pas où était le problème.

Même si j’aime écrire du code, il y a des parties de la base de code que je n’aime pas vraiment toucher. Et il y a des moments où je n’ai juste pas envie de coder. Du coup, j’ai commencé à déléguer de plus en plus le code à l’IA. Et ça a vraiment marché.


Marc

Côté produit

Le principal apprentissage (ou plutôt le rappel, devrais-je dire) pour moi cette semaine, c’est qu’il faut une marge pour les imprévus de la vie. Ils arrivent toujours quand tu ne t’y attends pas, et chamboulent ton plan bien préparé en deux secondes.

Les priorités changent.

Ça me rappelle mon coach qui insiste pour que je continue à développer mon muscle de la flexibilité, parce que ça me servira autant au travail que dans la vie en général.

Donc, ouais, cette semaine: renforcement du muscle de la flexibilité.

Ce qui tiraille

Le truc le plus inconfortable cette semaine, c’est que je fais encore BEAUCOUP trop de choses à la main. À commencer par Kit et l’onboarding progressif.

Mais c’est une bonne chose, ça me permet de voir tous les angles et les cas particuliers possibles du truc. Du coup, quand on en arrivera à automatiser une partie (tout?!) de ça, on saura quoi faire.

En effet, si tu automatises des trucs trop tôt, ou juste parce que ça pourrait être utile, ça peut devenir du gaspillage, et ce n’est pas lean. Et on est une entreprise calme ET lean ;)

Du coup, je suis vraiment excité par la prochaine release de Patrik, qui porte justement là-dessus.

Ça va me permettre de racheter du temps que je pourrai consacrer au produit lui-même (note: si tu ne l’as pas lu, je recommande le livre “Buy Back Your Time” de Dan Martell).

Note à un ami

Sois comme une rivière et vis avec le courant pour éviter une fatigue inutile, plutôt que d’être le rocher au milieu de cette même rivière qui résiste douloureusement.

Note pour toi qui lis: je vais sûrement copier-coller ce passage plus d’une fois dans les mois à venir, histoire de vraiment l’intégrer ;)

Outil de la semaine

Brain.fm

J’ai eu un an d’accès grâce à une newsletter à laquelle je suis déjà abonné.

Le but? T’aider à te concentrer et à entrer “dans la zone” pour vivre des sessions de Deep Work quand tu en as besoin.

Écran de l'app Brain.fm avec les sessions Deep Work, Motivation, Creativity et Learning
L’écran d’accueil de Brain.fm, la session Deep Work est celle que j’ouvre le plus souvent.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai l’esprit plus clair grâce à mon setup GTD/Walter que j’ai finalisé il y a quelques mois, ou si le truc marche vraiment pour te garder dans le flow pendant 1 à 3h d’affilée, mais le fait est que je reviens sans arrêt ouvrir Brain.fm plutôt que Spotify ou Apple Music quand j’ai besoin de me concentrer fort.

Mais le gars qui me l’a recommandé est quelqu’un de fiable, et il m’a dit que beaucoup de gens qui l’utilisent continuent d’y revenir.

C’est aussi soutenu par la science, d’après ce que l’entreprise affirme (je n’ai pas vérifié les détails de trop près).

Si tu l’essaies, dis-moi ce que ça donne pour toi.

De mon côté, une fois que mon abonnement annuel “gratuit” se termine, je verrai si je paie ou pas. Ça va être un bon indicateur de la valeur du truc ;)

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