The FIP Journal #7: onboarding par vagues & alignement entre cofondateurs

Marc & Patrik
6 min read

Patrik

Mot de sagesse de la semaine

Les plans sont faits pour être changés.

Automatise tout.

Journal

J’ai à peu près 3-4 semaines de retard sur mon planning de développement. Le feedback est passé par là!

Au lieu de lancer et de laisser entrer tout le monde, on a décidé de monter en charge lentement. Très lentement. On invite des groupes d’utilisateurs de notre liste d’attente quand on est prêts. Il y a deux raisons principales à ça.

Raison technique: on n’est pas encore totalement scalables, donc chaque utilisateur supplémentaire représente du travail pour nous. Il faut corriger ça et on bosse dur pour tout automatiser, afin de découpler le produit du nombre d’utilisateurs. Certaines activités comme le support utilisateur ne disparaîtront jamais, mais au moins tout le cycle d’utilisation ne devrait demander aucune interaction de notre part. Pour l’instant, certaines parties de la gestion des utilisateurs sont encore manuelles, en particulier les démarches effectuées en fin d’abonnement. Marc envoie actuellement les e-mails d’avertissement et de rappel à la main, je dois corriger ça.

Raison produit: en ce moment, le feedback est l’information la plus précieuse qu’on reçoit. On a une bonne idée d’où on veut amener le produit, mais les utilisateurs nous gardent les pieds sur terre et nous assurent qu’on développe le bon produit. Mais il y a aussi beaucoup de feedback plus tactique, comme des fonctionnalités manquantes, des frictions et des bugs. Actuellement, on invite 20 personnes, on récolte le feedback (certains retours arrivent presque le jour même de leur inscription!), on améliore le produit, et on itère.

Le dernier groupe d’utilisateurs était vraiment bon et on a reçu une quantité énorme de feedback, dont deux bugs dans la simulation. Comme je veux vraiment que les chiffres soient aussi corrects que possible, j’ai passé les dernières semaines à corriger ces bugs au lieu d’ajouter les fonctionnalités que j’avais promis de lancer pour fin avril. Mais je suis content qu’aujourd’hui, après avoir vérifié une dernière chose, je puisse lancer le dernier correctif et retourner au développement de fonctionnalités.

Comment j’ai utilisé l’IA cette semaine?

La semaine dernière, ma façon d’utiliser Cursor a pas mal changé.

Je vois quatre façons de l’utiliser, par ordre croissant de complexité des tâches.

  1. Autocomplétion. C’est très local, ça marche raisonnablement bien quand on fait des modifications, parce que Cursor va essayer d’appliquer le même changement au code. Mais pour du “développement à partir de zéro”, ce n’est pas top (euphémisme), et à mon avis ça ne marche que quand on fait du pseudo-code en écrivant un commentaire de ce qui doit être implémenté. Quand je développe, je trouve ça très distrayant et souvent ça ajoute des erreurs de façon subtile. Je l’ai complètement désactivée.
  2. Quick Edit. Ça peut être utile pour des changements très locaux qui ne demandent pas beaucoup de contexte. Surtout pour éviter de taper du boilerplate ou du code évident. Je l’utilise de temps en temps.
  3. Agent. Le chat. Permet des tâches plus complexes que le Quick Edit, l’agent crée un plan interne et l’exécute. Il y a un dialogue avec l’IA qui te permet d’ajuster les résultats. Jusqu’ici, c’était le mode que j’utilisais le plus. Et je passais du temps à ajuster les résultats.
  4. Plan. Dans ce mode, le plan est explicite et je peux discuter du plan avec Cursor avant de l’appliquer. J’utilise maintenant beaucoup ce mode, en gros à la place du mode Agent.

Pourquoi suis-je passé du mode Agent au mode Plan? Le mode Plan a le gros avantage de me permettre de revoir les changements avant qu’ils soient appliqués au code.
Comme ça, je peux discuter des décisions de design de plus haut niveau et ajuster le plan au lieu de bricoler le code. C’est en fait plus facile de travailler à un niveau d’abstraction plus élevé qu’au niveau du code.

Est-ce que ça ressemble à du waterfall plutôt qu’à de l’agile? Oui et non. Oui, je planifie au lieu de juste coder, mais contrairement à l’approche waterfall où la planification prend longtemps, ici la planification est rapide et presque interactive. C’est plus facile de repérer les problèmes dans un plan que de relire des dizaines de changements de code.

Donc, en ce moment, le mode Plan a presque complètement remplacé le mode Agent pour moi.


Marc

Côté produit

Les deux dernières semaines ont été plutôt calmes pour moi côté nouvelles fonctionnalités pour FI Planner. Des weekends plus longs, des semaines plus courtes. La seule chose que j’ai pu livrer, c’est l’élément de menu “What’s new”, qui pointe vers notre release log… quel exploit!
Au moins, maintenant tu as un moyen d’accéder rapidement aux dernières mises à jour de FI Planner.

Cela dit, maintenant que Patrik a finalisé le correctif (et le gros refactoring) pour l’AVS, on va relancer le processus d’onboarding des utilisateurs sur la waitlist. Tiens-toi prêt! (et n’hésite pas à répondre à cet e-mail si tu veux absolument faire partie de la prochaine vague d’invitations).

Ce qui tiraille

J’en parlais à un ami plus tôt cette semaine: même si je le savais, mon cerveau est parti en mode wishful thinking, à croire que je trouverais plus que les 24h d’une journée pour avancer sur la roadmap frontend de FI Planner que j’ai en tête.

Sauf que, la maladie, ça arrive. Les “urgences” de la famille et des enfants doivent être gérées quand elles surviennent, pas en mode “déplaçons ce ticket au prochain trimestre”… C’est toujours dur à admettre pour quelqu’un qui rentre dans la case “over-achiever”, mais c’est comme ça. Expérience qui remet à sa place.

J’ai hâte d’être FI, ce qui pourrait arriver vers la fin de l’année / le début de l’année prochaine. D’ici là, je vais continuer à prioriser sans pitié.

Note à un ami

Assure-toi d’être aligné avec ton cofondateur sur vos ambitions avant de lancer une nouvelle aventure.

Si on n’avait pas fait ça avec Patrik dès le début, et qu’il s’attendait à ce que je bosse les soirs et les weekends, on aurait un problème aujourd’hui. Ou je serais dans un mauvais état mental à cause de la culpabilité et de l’épuisement.

Outil de la semaine

Adobe Acrobat Reader Pro… je n’aurais jamais cru écrire au sujet de cet outil et de cette boîte que je n’aime pas pour diverses raisons…

Voici l’histoire (en lien avec les slides de mes programmes):

  • iLovePDF est super pour compresser et faire de l’OCR.
  • Sauf que leur outil OCR ne conserve pas les liens web…
  • Ce qui m’a amené au bon vieux (et cher!) Acrobat Reader Pro (heureusement, il y a un essai gratuit), qui a une chouette fonction “Compresser un PDF” qui ajoute automatiquement la couche OCR sans casser les liens dedans

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